Rouvroy

Plus aucune pierre, hélas ! ne rappelle les origines de la commune. Durant la Grande Guerre, les habitants quittèrent leurs maisons et, à leur retour, constatèrent qu’elles avaient été dévastées. Il fallut reconstruire.

A la fin des années cinquante, un projet d’envergure donna un nouvel élan économique. Il s’agit de la réalisation de la zone industrielle de Rouvroy-Morcourt sur laquelle est installée l’usine M.B.K.

De son activité agricole autrefois dominante, la commune a conservé quelques fermes dont une seule se consacre encore à l’élevage, les autres étant tournées vers les cultures céréalières, maraîchères et fruitières.

Mais la première attraction touristique du village est due à la nature de son site autour duquel une promenade a été aménagée. Celle-ci permet de rejoindre, depuis la maison de la nature, la réserve naturelle et le Parc d’Isle.

Le village de Rouvroy s’étend au nord-est de Saint-Quentin, implanté aux abords d’un paysage façonné par les marais, les eaux de la Somme et son canal. En 983, la charte du comte de Vermandois et abbé de Saint-Quentin-en-l’Ile, Albert ler, céda à la maison de Ruverium le cours d’eau de Harly à Rouvroy. Depuis le chevalier Olivier de Rouvroy, en 1060, cette fondation permit à toute une lignée de seigneurs, dont les comtes de Vermandois durant une courte période, de rayonner sur le lieu. Mais, en 1221, la maison de Rouvroy entrait dans la famille de Saint-Simon en raison du mariage d’Hébérite de Rouvroy, héritière, et de Oger de Saint-Simon.