
Soucieuse d’assurer un service optimal aux habitants, la communauté d’agglomération de Saint-Quentin réalise d’importants investissements sur son réseau, dont les canalisations et autres équipements font l’objet d’un entretien constant. Elle s’efforce en outre d’anticiper les besoins, dans une optique de préservation des ressources en eau et de réduction des consommations.
Une tendance à l’économie
Le volume total d’eau produite en 2008 s’élève à 4,93 millions de m3, soit - 5,9 % par rapport à 2007, année qui affichait déjà une baisse de 5,2 % par rapport à 2006. Le volume total d’eau facturé s’établit, lui, à 3,54 millions de m3 en 2008. Si ce chiffre est en légère hausse (+ 0,32 %) par rapport à l’année précédente, il fait suite à une baisse de 4,35 % enregistrée en 2007. Ces résultats sont le fruit des efforts menés par la communauté d’agglomération de Saint-Quentin pour économiser l’eau dans tous les secteurs (agricole, industriel, domestique, bâtiments communaux…) et limiter les pertes. En 2007, celles-ci ont vu leur volume diminuer de 2 % par rapport à 2006, grâce à la poursuite de la rénovation du réseau mais aussi la réparation de 499 fuites, dont plus de 25 % avaient été détectées lors de recherches préventives (contre 8 % en 2006). Des débitmètres ont également été installés dans six réservoirs pour faciliter les futures recherches de fuites.

Restructurer le réseau, pour l’avenir
Afin de garantir la pérennité de son alimentation en eau, la communauté d’agglomération de Saint-Quentin a entrepris de restructurer son réseau. Outre l’optimisation des installations existantes, comme la mise en place de la télégestion, elle cherche de nouveaux sites, notamment pour remplacer le champ de Tour-Y-Val. C’est dans ce cadre qu’elle a effectué des travaux de reconnaissance à Morcourt, Maisse my et Remaucourt, et procédé à un essai de pompage à Mesnil-Saint-
Laurent. Si ce forage s’avère intéressant en termes de débit et de qualité d’eau, une étude à venir, confiée à un bureau spécialisé, permettra d’en préciser le potentiel
Assainissement collectif : le réseau continue de s’étendre
En 2008, les canalisations d’assainissement collectif représentent un linéaire de 514 km, dont 339 km pour la collecte
des eaux usées et 175 km pour celle des eaux pluviales. L’extension du réseau se chiffre ainsi à 17 km supplémentaires en 2007 et encore 10 km en 2008. À ces travaux sur la couverture d’assainissement s’ajoutent ceux visant l’amélioration des équipements inscrite dans les programmes de requalification du domaine public lancés par la ville de Saint-Quentin. Notons également la délivrance, en 2007 et 2008, de 559 autorisations de raccordement supplémentaires.
Une eau de qualité en tous points
Chaque année, la qualité de l’eau distribuée par la communauté d’agglomération de Saint-Quentin fait l’objet d’une
surveillance toujours plus importante. En 2008, 4 500 paramètres (contre 4 000 en 2007) ont été examinés par la DDASS de l’Aisne et 389 analyses du taux de désinfectant effectuées par le service Eau potable de la collectivité.

Valorisation des eaux et contrôle des rejets
Une fois collectées, les eaux usées sont traitées dans l’usine située à Gauchy. En 2008, cette station a épuré 5,77 millions de m3 (+ 7,2 % par rapport à 2007) et produit 8 627 tonnes de boues (+ 12,8 % par rapport à 2007), utilisées ensuite par les agriculteurs. Le rendement global de l’usine a été amélioré : son plus bas niveau a été porté de 92,2 % à 95,1 % entre 2007 et 2008, le maximum atteint étant toujours de 99,4 %.
Certifiée ISO 14001, l’usine de Gauchy est une « vitrine » des pratiques environnementales de la communauté d’agglomération de Saint-Quentin. À ce titre, elle accueille les établissements scolaires et les associations (11 visites organisées en 2008, 5 en 2007), et organise, pour le grand public, une journée portes ouvertes lors des Semaines régionales de l’environnement. Enfin, la communauté d’agglomération veille au respect des normes en matière de rejets, en effectuant des contrôles inopinés dans les établissements qui bénéficient d’une autorisation
de déversement dans le cadre d’une convention. Des établissements au nombre de 50 en 2008, soit 5 de plus qu’en 2007. La collectivité a pour objectif, à court terme, de recenser l’ensemble des établissements dont les activités génèrent des eaux usées non domestiques afin d’évaluer et de suivre la nature de leurs rejets.